Wolf et le secteur équin

19 décembre 2022
le secteur du loup et celui du cheval

le secteur du loup et celui du cheval


Le loup est de retour aux Pays-Bas et est à l’origine de nombreuses souffrances animales. C’est également le cas pour les équidés. Le Conseil sectoriel des chevaux (SRP), dont fait partie la Koepel, a déjà déclaré que le ministre devait proposer une approche permettant de gérer la présence du loup. Mais entre-temps, des animaux sont attaqués et les éleveurs de poneys, d'ânes et de chevaux sont en proie à de vives inquiétudes. C'est pourquoi il faut miser sur des moyens financiers, la sensibilisation et des recherches approfondies afin de mieux protéger les équidés.

Aux Pays-Bas, le nombre d'incidents augmente à un rythme effréné. En 2020, jusqu'au mois d'octobre de cette année-là, on avait déjà enregistré plus de deux fois plus d'attaques de loups qu'au cours de toute l'année 2019. Depuis le 7 mars 2015, 1 148 incidents mortels impliquant des animaux d'élevage ont été recensés, pour lesquels le loup a été identifié avec certitude comme l'auteur. Ces derniers temps, le secteur équin a également eu à déplorer des incidents impliquant des loups. Entre le 10 août et le 30 novembre de cette année, 9 signalements ont été enregistrés concernant une attaque potentielle par un loup. Trois poneys et un cheval ont été tués. Six animaux ont été blessés (dont deux chevaux sur un même site). Dans un seul cas, celui d’un poney tué, il a été prouvé qu’il s’agissait d’un loup. Dans tous les autres cas, l’espèce animale n’est pas encore identifiée. À l’exception d’un signalement en Frise, tous les signalements proviennent de la province de Drenthe.

Où trouve-t-on des loups ?

Le premier loup s'est installé dans le nord de la Veluwe en 2018. Début 2019, un deuxième loup l'a rejoint. Depuis 2019, ce couple a eu des petits chaque année. Ces dernières années, d'autres couples de loups se sont formés. En 2022, au moins 16 louveteaux sont nés au sein de quatre couples de loups.

Au moins trois dans la région du sud-ouest de la Drenthe et du sud-est de la Frise, six dans le nord de la Veluwe, quatre dans le centre de la Veluwe et trois dans le parc de la Hoge Veluwe. Cela signifie qu’il y a quatre meutes aux Pays-Bas, dont une pour la première fois dans le nord du pays. Par ailleurs, on observe régulièrement une activité dans le sud-ouest de la Veluwe, dans la zone frontalière entre le Brabant-Septentrional et le Limbourg, ainsi que dans la région du sud-ouest du Brabant et en Zélande. Il existe également des territoires de loups juste de l'autre côté de la frontière avec l'Allemagne et la Belgique (voir illustration 1).

Il existe désormais aux Pays-Bas quatre régions où le loup s'est officiellement établi et où une commission provinciale chargée des loups a été mise en place. Il s'agit des provinces de Frise, de Drenthe, du Brabant-Septentrional et de Gueldre.

Mesures préventives

Bien que la prévention soit privilégiée, le SRP doute fortement que ces mesures aient également été évaluées en termes d'efficacité, d'effets secondaires indésirables et de coût. Installer des clôtures et des barrières partout n’est pas une solution. Cela a des conséquences considérables sur le paysage et les autres animaux sauvages, et coûte extrêmement cher. Cependant, à l’heure actuelle, la politique du gouvernement ne laisse d’autre choix que de mettre en œuvre les mesures préventives proposées afin de compliquer autant que possible la vie du loup.

Pour déterminer s'il est nécessaire de prendre des mesures de protection contre les loups, la première étape consiste à évaluer le risque d'attaque par un loup. Vérifiez tout d'abord si vous vous trouvez dans une zone où le loup est présent. Ce n'est pas le cas sur l'ensemble du territoire néerlandais. Si vous vous trouvez effectivement dans une zone où le loup est présent, examinez les mesures préventives que vous pouvez prendre. Lorsque le loup attaque, il s'en prend souvent à des animaux âgés, affaiblis ou de petite taille, qui ne sont pas suffisamment protégés. Non seulement par une clôture anti-loup, mais aussi par la présence du troupeau au sein duquel ils paissent. Le loup est un opportuniste : il choisit les animaux vulnérables, contre lesquels il a plus de chances de réussir. C’est pourquoi il est recommandé de mettre les animaux à l’abri la nuit, en particulier les juments avec leurs poulains et les petits poneys. Toutefois, si vous n’avez pas la possibilité de mettre les animaux vulnérables à l’abri la nuit, veillez à disposer d’une clôture solide dont la face extérieure soit résistante aux loups. L’utilisation de clôtures adéquates équipées de fils électriques est vivement recommandée. Le principe de base pour la partie (extérieure) anti-loup est une hauteur de 120 cm, équipée de fils électrifiés, avec un écart maximal de 20 cm entre les fils inférieurs et une tension d’au moins 4 500 volts.

Dans le ‘Kit de prévention des dégâts causés par la faune’La rubrique « » consacrée au loup sur le site de BIJ12 présente un aperçu des mesures préventives que les éleveurs peuvent prendre dans une zone de présence de loups afin d’éviter ou de limiter les dégâts causés par ces animaux. Il n’est pas possible d’exclure totalement les dégâts causés par les loups, mais le risque d’attaque peut être considérablement réduit grâce à la mise en œuvre de mesures préventives.

Si les éleveurs d'équidés souhaitent obtenir des conseils pour rendre leur clôture actuelle résistante aux loups, les conseillers spécialisés dans la protection contre les loups de Frise, de Drenthe et de Gueldre leur fournissent gratuitement des conseils sur les mesures de protection contre les loups, aussi bien à distance (par téléphone ou par e-mail) que sur place. Il est possible de prendre rendez-vous via le site web des provinces.

Conseils en cas d'attaque par un loup

Si vos animaux subissent tout de même des dommages à la suite d'une attaque de loup, ceux-ci seront en grande partie indemnisés par BIJ12. Une analyse ADN, ou toute autre méthode irréfutable, permet de déterminer si les dommages ont été causés ou non par un loup.

Pour mieux comprendre l'évolution des incidents de morsures impliquant des équidés, il est essentiel que tous les cas soient signalés. Le SRP recommande donc, en cas de suspicion d'attaque par un loup, de prendre des photos de la carcasse – en particulier des blessures causées par les morsures – et de contacter BIJ12. Le fonds examine les photos et, si nécessaire, vient prélever des échantillons d’ADN dans les 24 heures. Couvrez ensuite la carcasse, mais laissez-la sur place. Faites examiner les autres équidés présents par un vétérinaire (les frais seront remboursés) et déplacez ces animaux vers un autre endroit ; en cas d’attaque réussie, le loup revient souvent sur les lieux où il a frappé. Enfin, demandez à un collègue de vous accompagner, car la découverte d’un animal tué reste une expérience très pénible.

Vous souhaitez suivre l'actualité concernant les dégâts causés par le loup aux Pays-Bas ? Sur le site web de BIJ12, vous trouverez toutes les incidents signalé.

Régime d'aide aux mesures préventives

Les éleveurs de moutons et de chèvres situés dans les zones reconnues comme étant infestées par les loups, dans les provinces de Gueldre, de Frise, de Drenthe et du Brabant-Septentrional, bénéficient d'une aide financière pour couvrir les frais liés à la mise en place de mesures préventives.

SRP a récemment mené des discussions au sein de la commission régionale de prévention des dégâts causés par les loups de Drenthe afin d’étendre ce dispositif aux éleveurs d’équidés souhaitant mettre en place des mesures préventives. On a bon espoir que ce dispositif soit également accessible dès 2023 aux éleveurs de chevaux, qu'ils soient professionnels ou amateurs, dans la province de Drenthe.

Cadre juridique et indemnisation

Il n'est pas possible de gérer la population de loups, car ceux-ci bénéficient d'un statut de protection en Europe. Il est interdit de tuer, de capturer ou de perturber délibérément les loups. Toutefois, le Parlement européen a récemment adopté une résolution visant à modifier le statut de protection du loup.

Lorsque, sur la base des données de suivi, il apparaîtra que la population de loups souhaitée a été atteinte, la voie sera libre pour faire passer le statut du loup dans la directive ‘ Habitats ’ de ‘ très protégé ’ à « protégé ». Il appartient désormais à la Commission européenne de répondre à l'appel lancé par le Parlement européen et de présenter des propositions de modification de la directive «Habitats».

Par ailleurs, en collaboration avec les autres organisations membres de la SRP, nous continuons à souligner que si la société choisit d’accueillir des loups aux Pays-Bas, cette même société doit également soutenir les parties qui subissent des dommages causés par le loup. Cela signifie que la prévention contre les loups ainsi que les dommages causés par ceux-ci, y compris les dommages indirects, doivent faire l'objet d'une indemnisation intégrale et rapide.

Source : Communiqué de presse Association des éleveurs de Fokker

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